Mes 3 propositions pour alléger les cartables

24 octobre 2008

Encore une news qui tombe sur la lourdeur des cartables d’école des bambins, sur le nombre impressionnant de livres, de fournitures à transbahuter de l’école à la maison, et vice-et-versa, avec à chaque fois le coup de gueules des associations de parents, l’alerte des médecins sur la déformation de la colonne des enfants et des risques de frein de la croissance.

Ce fléau ne touche pas que la France : en Italie, un juge a condamné l’éducation nationale à verser 500 € de dédommagement à une famille dont l’enfant de 11 ans souffrait de scoliose à cause de son cartable trop lourd !

Et lorsque je regarde les solutions proposées, je reste dubitatif :

Une initiative intéressante me semble être le choix de la région Midi-Pyrénées d’investir dans le cartable numérique : en réalité, un portail avec les cours des enfants accessibles depuis la maison.

Même les mesures de X.Darcos font doucement rire : un concours pour proposer un cartable de moins de 1 kg, privilégier les livres les moins lourds ou les petits cahiers aux grands.

Bref, tout cela ne va pas assez loin, assez vite, cela fait trop longtemps que cela perdure pour qu’on y aille de saupoudrage de solution.

Ce qu’il faut :

  1. bannir les livres au profit du livre électronique (Kindle, Cybook Gen3, …) : financé par la retransposition du budget achat livres scolaires en négociant une réduction des prix éditeurs (vu que cela coûte moins cher de produire et reproduire un livre au format électronique qu’un livre papier) + effet bénéfique sur la planète.(moins de transport routier et moins de consommation de papier).
  2. mettre en place l’école numérique : mettre tous les cours et les exercices en ligne accessibles depuis la maison. Les exercices seraient évidemment interactifs avec auto-correction en temps réel et enregistrement de la note pour voir la progression. Le tout étant en complément des cours à l’école, des contrôles à l’école, à charge du prof de renseigner sur le profil de l’élève les notes des contrôles sur table, plutôt que de remplir un livret papier. Cela veut donc dire de gérer une base de données des élèves : oui, cela va en faire grincer plus d’un mais ce n’est pas eux qui font avancer le monde et il y a des solutions de sécurisations. Même nos impots sont en lignes aujourd’hui !
  3. arrêter de fantasmer sur la magie des livres : j’entends déjà les objections des amoureux du papier me vantant l’infinie supériorité de leur support chérie face à la froideur des circuits électroniques d’un e-book (en anglais, un livre électronique). Mais bon, depuis l’invention du livre, il s’est passé quelques millénaires, il serait plus que temps de passer à autre chose : surtout quand cette autre chose permet, en vrac, de faire tenir une bibliothèque dans 150 grammes, de faire des recherches par mot clés dans quelques milliers de livres, de mettre à disposition un nouvel ouvrage ou une mise à jour instantannément, d’accéder à des oeuvres qui ne sont plus ré-imprimées, etc, etc…

En période de crise, relançons l’économie par des mesures concrètes, utiles et faisant avancer notre société : l’Education Nationale commande les e-books pour tous nos enfants, forcent les éditeurs à fournir une version électronique de leurs bouquins, mets en place l’école numérique, bref, passe du 16e siècle au 21e !